Le nom, répété et répété…jusqu’à l’obsession par Proust. Les dessins qui rythment le texte de Roger Dextre sont issus d’une série de 17 lavis qui scandent le nom, en épelant chaque lettre. Ils s’inspirent d’un univers clos d’ombre dans laquelle s’ouvre la lumière, comme une faille. « Ils font partie de la Tribu des portes, fenêtres, soupiraux, hangars, couloirs et autres escaliers ou vasistas, voiles ou persiennes… » Ils s’inspirent d’un univers en « claire-voie », de « rais de lumière », de « brèche dans la muraille » ; d’un univers où l’ombre est aussi peuplée que la lumière, un univers de vides et de pleins, qui s’architecturent d’une manière précaire, un monde de « l’autre côté du miroir », basculé, fait d’analyses chirurgicales et de
rêves à géométrie variable qui redistribue l’espace. Les 9 lettres composant le nom d’ALBERTINE se conjuguent à tous les temps, sur ce papier chiffon venu d’Asie, qui retient l’encre comme on retient son souffle. (Madeleine Lambert)

Une dédicace de l’auteur sur France-Inter, le 26.02.2002

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